LUCIEN
Bechowski

Individu solitaire et mutique, Lucien Bechowski souffre d’affections récurrentes diverses marquées par la prévalence de troubles mélancoliques chroniques.

Personnalité hypersensible et émotive focalisée sur l’intensité des ressentis, les regards et pensées propres à l’auteur en font l’identité en charge de l’apport poétique indispensable au système SGG.

À de maintes reprises et notamment dans les introductions de carnets signées de sa plume, il affirme sa quête de tendresse, de joie et de bonheurs simples. Pour ce faire, il parcourt physiquement ou visuellement campagnes et forêts, mer et ciel, érigés comme sources de soulagement et points de départ de considérations métaphysiques.

Ses écrits révèlent une attention particulière portée tant au corps psychique – introspection empreinte de spiritualité – qu’au corps physique dont il témoigne une conscience et une sensiblité exacerbée : lieu de perception et d’émerveillement lorsqu’il s’agit des organes sensoriels, mais aussi lieu de souffrance, de violence, en dégénérescence (difficultés respiratoires).

Contemplatif sujet à la stagnation et à la somnolence (troubles insomniaques), celui se considérant comme spectateur de son existence semble touché par un sentiment d’inaccessibilité au réel environnant et à autrui (déréalisation) mais également à lui-même (impression de distance à soi caractéristique des troubles de dépersonnalisation). Son pirandellisme prononcé le conduit alors à la remise en question de cette identité incertaine dont, paradoxalement, il souhaiterait se défaire.

En effet, le poète exprimant un mal-être fréquent apparaît partagé entre la volition d’une part, poussée par le désir voire le besoin d’autre chose – cet ailleurs fréquemment mentionné – et son pessimisme dit lucide d’autre part (atteinte de l’estime de soi), le privant de confiance en sa capacité d’opérer une quelconque évolution.

Substituant le lâcher prise à la volonté de contrôle, il semble accepter, par résignation, cette existence en s’évertuant à se concentrer sur le présent vécu : son chemin, qu’il prétend suivre tel un promeneur égaré (sentiment de perdition) ; une fuite continuelle entretenue via l’onirisme et le recours à l’écriture poétique.

Les poèmes de Lucien Bechowski

Par ensembles

INTRODUCTIONS DE CARNETS

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POÈMES

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