LÉon
BLUMENSTEIN

Promeneur-randonneur et peintre de paysages, Léon Blumenstein est de ceux qu’on qualifie usuellement d’amoureux de la nature : champs, forêts et montagnes constituent son environnement de prédilection. L’individu solitaire s’y rend en quête de calme, de sérénité, d’émerveillement mais aussi à la quête de potentielles sensations variées.

Tout d’abord à travers la pratique picturale le caractérisant. Davantage par humilité que par atteinte de l’estime de soi, le peintre considère que ses œuvres sont inéluctablement un « en-deçà » de la nature, estimant ses coups de pinceaux incapables de restituer la beauté et l’infinité de détails des panoramas se déployant sous ses yeux. C’est essentiellement l’exercice créatif qui l’anime : peindre avec plaisir, sans souci des éventuels manquements ni sans prétention de retranscrire les prétendues « impressions subjectives de l’artiste ».

Mais au-delà et en amont de la création, probablement accorde-t-il la primauté à l’exploration des espaces sillonnés en se laissant guider hors des sentiers battus par les aléas du terrain et par sa curiosité, jusqu’à trouver le point de vue idéal, lieu déterminant sa prochaine toile. Cette démarche induira une grande sensation de liberté.

Notre arpenteur affectionne également l’expérience pour ses apports sensoriels et physiques : respirer, ressentir son corps et profiter des bienfaits (sécrétions dopaminales et adrénaliniques) de l’activité sportive contribuant à la décharge de multiples tensions provoquées et emmagasinées par les alter du système SGG.

Parallèlement, ses promenades poursuivent une orientation spirituelle mêlée à des considérations métaphysiques. Léon Blumenstein conçoit la « Terre Mère » comme la matrice de la vie et condition originelle de l’Homme. Sans parvenir à l’expliciter, il dit y ressentir (délire à mécanisme intuitif) quelque chose de l’ordre de l’Essentiel, de la Chose en soi. Une Vérité, une pureté, une simplicité, auxquelles, en qualité d’humain, il ne peut plus prétendre. Chaque marche de ce natif de la campagne lui permet un retour aux sources (de l’Être), une relative symbiose avec son milieu. Il y fait l’expérience (mécanisme interprétatif) de moments méditatifs emprunts de mysticisme lors desquels il s’applique à s’imprégner de l’énergie le traversant – énergie dite « cosmique » ou « du Tout » que l’agnostique se défend de nommer « Dieu ».

S’il arrive que de telles perceptions occasionnent en lui un sentiment de mélancolie doublé d’un sentiment de perdition, ces derniers n’entravent nullement son rôle thérapeutique au sein du système, ses apparitions (switch à fonction antalgique) ayant pour effet l’atténuation des troubles du Syndrome SGG.

À l’instar de ses peintures, ses randonnées sont simultanément un moyen de recentrement introspectif et une tentative de déconnexion (relativisation par procédé de détachement) de lui-même et de son quotidien. L’attention portée à une extériorité dont il est issu favorise l’interruption temporaire de la focalisation égocentrique induite par la pathologie de L.B..

Les paysages de Léon Blumenstein

Par ensembles

Peintures

Extraits de Carnets

Galerie des autres persona